mercredi 11 décembre 2013

Noël : joie et nostalgie

Noël : joie et nostalgie

Lorsqu' arrive cette période festive, j’éprouve des sentiments partagés : tout d’abord la joie de toutes les célébrations avec famille et amis, les rires, les blagues, les histoires !
Et puis les décorations, la nourriture traditionnelle et celle plus sophistiquée, qu’on s’offre presque seulement durant les Fêtes.

Table festive
Bûche de Noël


















Mais j’ai aussi une certaine tristesse qui, je crois, est reliée au temps qui passe… Je me rappelle les messes de minuit avec mes parents, mon frère, mes sœurs, coutume que nous ne suivons plus vraiment.

Une messe de minuit idéalisée, de l'époque de mes grand parents

Aussi celle des bas de Noël, que j’ai perpétuée pour mes enfants.






Au Québec, depuis 20 ans, plus de la moitié des familles ont éclaté.  Le format des Fêtes a donc changé. Je me souviens des années où mes enfants devaient aller chez leur père pour le Nouvel An, ouch, vide douloureux. Mais le temps passe et nous nous adaptons et développons d’autres habitudes. Vacances dans le Sud (définitivement pas ma meilleure option), dans les montagnes (mes favorites) ou dans un spa. Une chose est certaine, c’est que personne ne veut être seul le 31 décembre, pour la veille du Jour de l’An.
Personnellement, je trouve significatif avec qui nous débutons la nouvelle année. Nos nouveaux espoirs.
J’ai développé, depuis environ 15 ans, une habitude : j’écris une pensée et /ou une expérience négative sur une page et je la lance au feu (en général devant un magnifique feu de cheminée et avec un drink) . Basta ! C’est fini ! Gone !
J’écris dans un nouveau cahier (je le choisis joli) mes souhaits pour la nouvelle année et si j’ai le temps, j’y colle images et photos. Simple, définitivement une activité de filles mais je la perpétue (pour combien d'années, je ne sais pas).
Je n’ai pas encore décidé où je passerais le 31 et le 1 janvier mais je choisirai ma compagnie avec soin.
Blagues à part (j'agis en macha ! pour ridiculiser tout ce qu on voit) ce sera avec de bons amis.


J'écris encore quelques cartes de Noël, 10 tout au plus car les voeux se font par courriels ou FB maintenant. Je vais en faire quelques uns par Twitter cette année.


Joyeuses Fêtes et puisse la Nouvelle Année nous apporter rires, bien-être et des sentiments de satisfaction de la Vie.
 

dimanche 1 décembre 2013

Week-end à Lugdunum



 Week-end à Lugdunum

En marchant dans Lyon, cette jolie ville, traversée par la Saône et le Rhône, Astérix me fait un clin d’œil et je me rappelle le nom de la capitale de cette province romaine transalpine… (Le tour de Gaule, page 25).

 Ayant un intérêt marqué pour l’Antiquité, j’ai visité de nombreux sites romains, en Italie, en Sicile, en Tunisie et en Turquie.
Les ruines y sont extrêmement intéressantes mais très souvent  endommagées.

Quelle joie de constater qu’à Lyon/Fourvière, tout en haut de la ville, l’amphithéâtre y est très bien restauré. Les fouilles sont assez récentes et datent des années 50.
Amphithéâtre gallo romain, Lyon/Fourvière

Je décide donc d’aller visiter le musée gallo-romain, adjacent aux ruines et inauguré en 1975, que je n’avais pas eu le temps de voir lors de ma dernière visite, il y a 6 ans.
Le musée est souterrain et ne dénature pas le site, au contraire, il s’y fond merveilleusement bien.
Vue de l'intérieur du musée sur l'amphithéâtre











 Les nombreux objets et artefacts y sont très bien conservés et j’ai découvert de magnifiques mosaïques.



 






Quelle ne fut pas ma surprise, après m’être arrêtée devant toutes les vitrines, d’arriver, dans une salle plus sombre et d’y voir des momies !

Émotion…
Momies d'Antinoë
Très bien conservées, d’ailleurs ! Je n’en avais pas vues depuis une visite, il y a fort longtemps, au British Museum de Londres. Ces momies provenaient du Louvre et n’étaient pas liées aux découvertes du site de Lugdunum mais plutôt d'un site romain en Égypte.

Le lendemain, un autre deux heures de libres me permet de visiter le musée des tissus où une exposition temporaire : Antinoé, à la vie, à la mode  présente, entre autres, des costumes exhumés des nécropoles antinoïtes.  
Un lien direct, sans le savoir, avec l’autre musée puisque les momies aperçues la veille, provenaient de la même ville et époque que les vêtements de cette exposition.
Ce court séjour de deux jours et demi, outre les activités reliées au travail, m’a permis d’enrichir mes connaissances de l’empire romain.

Happy girl !


mercredi 27 novembre 2013

Paris, when it drizzles


Paris, when it drizzles

Drizzle ˈdrɪz(ə)l/
noun: drizzle
light rain falling in very fine drops

(à 1 minute 6 secondes)

Un court voyage professionnel à Paris m’offre une brèche d’une heure trente de temps personnel : j’en profite «au maximum» et je cours au musée des Arts décoratifs(annexé au musée du Louvres), à l’ouverture, pour découvrir l’exposition La mécanique des dessous.

L’être humain ne changera pas, il sera toujours aussi vaniteux. J’ai pu visionner toutes les pièces et accessoires utilisés pour gonfler et améliorer certaines parties du corps qui, selon les époques, démontraient soit la virilité, la féminité, l’opulence etc.

Pour les hommes, des amplificateurs de mollets, de poitrine et de…sexe.
Amplificateur de mollets
Amplificateur de pénis










Pour les femmes : une torture et un esclavage : des corsets dont on comprend pourquoi les femmes perdaient sans cesse connaissance, des tournures «écrevisses», des paniers.
Corsets
 Dans la partie dite interactive, nous pouvions essayer des tournures, soit cette structure, faite d’osier, sur laquelle les couches de jupons et finalement la robe se déposaient.
Tournure
Tout d’abord la marche est réduite à de tous petits pas, deuxièmement j’ai failli trébucher sur cet enchevêtrement de superpositions qui entrave complètement la démarche. Troisièmement, lorsque nous souhaitons nous asseoir, la structure, flexible se projette par avant et nous nous retrouvons avec une protubérance qui obstrue nos gestes et limite nos mouvements des membres supérieurs.
Pour la tournure dite à écrevisses, l’ingéniosité m’a épatée : un système de ficelles sur lesquelles, lorsque tirées, des pans arrière de la robe montaient, de manière à permettre un meilleur confort lorsqu’assise.

Ne reste de cette torture que les chaussures, les amplificateurs étant devenus…des prothèses, installées à grand prix par des chirurgiens.

**********
Le lendemain, après plusieurs rendez-vous, quelques heures «privées» le soir.
Je décide d’aller voir les vitrines de Noël du grand magasin le Printemps, sur les grands boulevards.
À ma grande joie, je constate que c’est la très célèbre maison Prada qui a décoré toutes les vitrines.
D’émerveillement en ravissement, plusieurs scènes sont très amusantes :
1)  des oursons arborant tous des petits sacs à dos Prada sont à la montagne, en téléférique, skiant ou escaladant des montagnes de neige;
Prada à la montagne
  2)  un autre tableau et le meilleur, à mon avis : d’exquises petites oursonnes portant le turban de la collection de l’été dernier, dansent le French Cancan, toutes habillées et bijoutées en haute couture;
Oursonnes Prada dansant le French Cancan

3)  un Père Noël traditionnel est entouré de 8 comparses habillés en élégants smokings Prada, tous portant des verres fumés signés.
Père Noël, puis-je avoir un de tes amis :)
  


Et j’en passe.
     La créativité (ici utilisée pour  des fins de divertissement et commerciales) est sans limite et rassurante pour l’avenir de l’homme.


dimanche 17 novembre 2013

Sur la molassitude… et les parents qui veulent être cool

En lisant l’actualité et le très juste billet de Michelle Blanc sur le sexting et les arrestations suite aux incidents reliés aux adolescents cette semaine, j’ai été interpellée, en tant que mère et en tant que citoyenne intéressée aux tendances sociales (dans ce cas-ci, préoccupée serait l’adjectif approprié).

Les adolescents actuels sont nés dans une ère hyper technologique et le futur le sera encore plus. Ce n’est pas qu’une affaire «de jeunes», nous y sommes tous soumis et exposés.






Que notre nature soit résistante au changement ou que notre connaissance envers ces nouveaux médias et outils soit limitée sont une chose. Lorsque nous élevons des enfants, il est un, de notre devoir, d’encadrer leur chemin (ne sommes-nous pas supposés être leurs guides ?) et de deux, de jouer notre rôle d’adulte ! Non, pas prêchi prêcha, c’est sérieux.

Le principal facteur pour garder le lien avec les ados est l’ouverture et la flexibilité d’esprit, et un intérêt sincère envers leurs souhaits et leurs préoccupations, Or cela ne peut se faire que par le maintien d’une communication régulière et attentive. Bon j’avoue que cela peut sonner un peu psycho pop mais j’ai vécu des moments où un de mes enfants était sur le bord du précipice…de la délinquance. J’étais sur le radar…si on peut dire TRÈS vigilante au moindre commentaire ou signe préoccupant. Aussi, j’ai toujours été authentiquement curieuse des nouvelles technologies et donc, automatiquement des tendances souvent promues par les jeunes et suivies par les moins jeunes (1).



Or, quand j’ai lu que certains parents des adolescents interpellés trouvaient que la police exagérait et que c’était un truc «de jeunes», je me suis dit : bravo papa et maman, vous venez de démontrer publiquement OU que vous étiez inaptes à élever votre kid  OU que vous êtes de purs idiots ! Heureusement pour vous, vos noms de famille n’ont pas été dévoilés !

Il me semble que si les enfants ont été inculqués de valeurs comme le respect (donc le respect de soi) et la confiance en soi, ils seraient prudents avant de sexter leurs parties génitales. Cela dit, la pression des pairs est tellement forte et importante à cet âge que peut-être même avec une éducation basée sur de«bonnes valeurs», il peut y avoir des dérives. Je crois que les parents ont le devoir de s’éduquer sur ces nouvelles pratiques et d’en discuter ouvertement avec leurs enfants, en leur brossant un tableau réaliste de la situation, soit que plus de 25 % de ce matériel dit intime, a la possibilité de se retrouver sur l’internet ou sur certains médias sociaux (2).
Je me suis donc mise en situation et j’ai appris plusieurs choses sur le sujet comme, par exemple quelques termes fréquemment utilisés en sexting, tel NIFOC, RUH et PIR (3).

L’exemple des jeunes filles qui se sont suicidées est assez triste, convaincant et probant (4).


(1)http://video.canadianliving.com/1386419132001/Sex_Ed_for_Parents_101_Sexting_Smushing_and_Respect
(2) http://en.wikipedia.org/wiki/Sexting
(3) http://www.noslang.com/sexting.php
(4)http://www.huffingtonpost.com/2009/12/07/jessica-logan-suicide-par_n_382825.html


lundi 11 novembre 2013

Je me souviens

Jour du souvenir



On reconnaît le coquelicot comme le symbole du souvenir à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts à la guerre. Cette fleur doit son importance au poème Au champ d'honneur composé par le major John McCrae (nommé plus tard lieutenant colonel), un médecin du Corps de santé de l'Armée canadienne, au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.

http://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/remember/flandersfields_f.shtml


Au Québec
Le coquelicot rouge n'est pas très populaire au Québec. Il est considéré par certains, comme une marque de soutien de la guerre. Des historiens et des journalistes éminents ont d'ailleurs décrit la Première Guerre comme un gaspillage impérialiste qui a entraîné des millions de jeunes hommes dans la tombe.(1)
La semaine dernière, j’ai croisé un copain sur la rue et il portait le coquelicot à sa boutonnière et je ne savais trop qu’en penser… Désuet ? Ringuard ? Comme quoi notre rapport à ce symbole n’est pas clair.
Ce matin, à RadioCan, je n’ai pu m’empêcher d’être irritée par les propos de GND sur la guerre. Aucune retenue, aucune pensée pour les familles qui avaient perdu des êtres chers et dont les vies avaient été bouleversées. Cet être, si centré sur lui-même, crachait sur la guerre. Really, qui glorifie la guerre au Québec ? Lise Ravary, elle, a lu le poème Au champ d’honneur et nous a rappelé que la Sainte flanelle utilise une partie de ce poème
La première ministre, Pauline Marois, ne le portait pas en fin de semaine lors du conseil national du Parti québécois à Montréal, a fait remarquer un vétéran.
Au Canada
La plupart des députés fédéraux portent le coquelicot dès la fin du mois d'octobre et jusqu'au jour du Souvenir, le 11 novembre, mais ce n'est pas nécessairement le cas des députés québécois.
Le contraste entre le fédéral et le provincial est frappant, selon l'historien militaire Serge Bernier, qui a déménagé d'Ottawa pour venir s'installer à Montréal il y a trois ans.
«J'étais à l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) la semaine dernière et j'ai constaté que seulement trois personnes portaient le coquelicot. À Ottawa, la norme, c'est de le porter», a-t-il dit lors d'une entrevue avec l'Agence QMI. (1)

En France

En France, le bleuet, également présent sur les champs de bataille et dont la couleur rappelle les uniformes des Poilus, représente traditionnellement le sacrifice des soldats lors du premier conflit mondial. Le Bleuet de France symbolique est de moins en moins présent depuis les années soixante.



Aux États Unis

Veteran’s Day




J ‘ai suivi une formation aux États Unis récemment et il y avait des militaires dans le groupe (en civil, donc, s’ils ne s’étaient pas identifiés, je ne crois pas que le reste de l’assistance aurait su).
Les autres Américains présents à cette formation les remerciaient pour leur service et j’ai été touchée par cette reconnaissance. Il y avait une sincérité et une authenticité chaleureuse entre ces compatriotes.

Nous savons maintenant que beaucoup de soldats restent traumatisés à leur retour du champ de bataille. Autrefois, ils étaient souvent marqués à vie. De nos jours, finalement, leurs troubles sont reconnus et ils ont les moyens d’obtenir du soutien psychologique

Merci aux hommes et aux femmes qui ont choisi ce métier et qui vouent leurs vies à notre protection.
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(1) http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2013/11/20131110-191456.html

dimanche 10 novembre 2013

Halloween, Toussaint et fête des morts



Halloween
  
Samhain, rite païen célébré le  31 octobre et qui est devenu Halloween (nom qui provient de la phrase "All hallow's Eve", qui veut dire le veille de tout ce qui est sacré) marquait la fin de l’année celtique et disparut vers la fin de l’Antiquité.[1]

Souvenir d’Halloween de la deuxième année primaire : des ados nous volent nos sacs de bonbons !  ) : Je venais de passer (seulement une demi rue de faite) alors je n’étais pas trop en colère mais mon petit compagnon, lui, était très triste. (Quarante ans plus tard, ce compagnon de classe, devenu comédien célèbre, proclame à la télé nationale que je suis la première femme à qui il a donné un baiser ! Je n’en ai aucun souvenir, serait-ce ce soir-là, pour le réconforter ?)

La Toussaint

L’histoire raconte que c’est à partir du VIIIe siècle qu’elle est fêtée le 1er novembre, lorsque le pape Grégoire III dédicace, en l’honneur de tous les saints, une chapelle de la basilique Saint-Pierre de Rome1.

Nous n’avons jamais vraiment souligné cette fête dans ma famille mais il y a plusieurs années, j’avais été envoyée pour travailler au Mexique et j’étais arrivée un 1 er novembre. J’avais observé que de nombreux catholiques sortaient des églises.

La fête des morts

Ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes.[2]

Le lendemain de mon arrivée au Mexique, à ma surprise et bien que j’étais dans une ville très touristique (Acapulco), j’ai vu une procession avec des têtes de morts (voir diapo 3)


Le même jour, en passant devant une pasteleria, j’ai vu des petites pâtisseries en forme de tombeau duquel des squelettes tentaient de sortir! La Catrina est vénérée en cette journée :


Les deux fêtes sont souvent confonhttp://www.tourisme-montreal.org/TMImages/13000-13099/13059/the-great-pumpkin-ball-montreal-botanical-garden.jpgdues.

Toutes les fois que je suis retournée au Mexique, j’ai toujours acheté de l’artisanat et très souvent, la thématique est autour de la tête de mort.

Poterie noire de Oaxaca



Détail d'un encadrement pour photos

En Espagne, c’est le jour de l’année où il se vend le plus de fleurs car les familles vont déposer des fleurs sur les tombes des êtres chers, défunts.


La fête des morts correspond également à ... ma date de naissance.
















lundi 21 octobre 2013

Bye Bye mon jardin

J'ai la chance, depuis 6 ans, de cultiver un jardinet communautaire tout près de chez moi, le Châteaufort.

La première année, mon papa m'avait donné quelques conseils et aussi aidé à semer et à planter. Je crois qu'il avait eu beaucoup de plaisir à le faire, car il avait passé sa jeunesse sur une ferme et cette expérience lui rappelait certainement quelques bons souvenirs .

Lorsque j'allais  arroser, les cieux étaient souvent splendides et ce moment d'arrêt, de rapprochement à la terre m'a toujours apaisé.


Mes premières carottes étaient tortueuses, presqu'impossibles à nettoyer. OK, première et dernière fois ! J'avais semé les radis tellement serrés qu'ils n'avaient pas eu la chance de grossir. Mes premières tomates furent difformes et pas si juteuses, je crois par manque d'eau. Hum, belle leçon d'humilité et de constance car si je partais en escapade et qu'il faisait beau tout le week-end, je rentrais le dimanche et inondais quasiment mon jardin. J ai dû développer des rapports avec certains voisins et demander à une amie de me remplacer quand je me baladais un mois en Europe.

Dès le début des récoltes, j'ai été très impressionnée de la variété des légumes qui poussaient dans les différents jardins, ce qui s'explique par la richesse culturelle des habitants de mon quartier : Côte des Neiges.

https://maps.google.ca/maps?client=safari&oe=UTF-8&ie=UTF-8&q=cote+des+neiges&fb=1&gl=ca&hq=cote+des+neiges&hnear=0x4cc91a541c64b70d:0x654e3138211fefef,Montreal,+QC&ei=FuJlUo2PErTK4APFioDwBg&ved=0CMUBELYD

Épinards, aubergines, courges que je n'avais jamais vus aux marchés que j'ai fréquentés à Montréal. Dans mes nombreux voyages, j'ai goûté à beaucoup de plats exotiques mais n'ai pas toujours eu l'occasion de visiter les marchés des villes que je découvrais.



















Mes voisins de jardin vivent leur expérience jardinière différemment que moi. J'ai souvent l'occasion de pouvoir m'échapper les week-ends pour des escapades dans la belle nature des Laurentides ou celle des Cantons de l'est.
Certains de mes voisins, je crois, n'ont pas nécessairement accès à ces lieux de villégiature, alors le jardin devient une extension de la maison et, je dirais même une expérience qui leur rappelle peut-être certains souvenirs liés à leur pays. Ils enjolivent leur petit lot de fleurs colorées, ce qui donne des résultats heureux.


Alors que je passe en coup de vent pour arroser et vérifier l'état de la pousse, ils viennent passer leur soirée, avec leurs chaises, en famille, jusqu'au coucher du soleil. Certains font même griller des brochettes sur des petits barbecue.

 Après les laitues variées que j'avais plantées, et desquelles j'ai composé les meilleures salades de l'été (juin), ont suivi les délicieux radis, les minces que nos cousins français dégustent avec du beurre.
 Pour une raison inconnue, j'ai malheureusement raté mes betteraves.
 De tout mon potager, ce sont les courgettes qui ont été les plus généreuses :

mes énormes cucurbitaceae 
 J'ai cuisiné plusieurs soupers pour faire déguster mes pâtes aux fleurs de courgettes aux copains.

courgette.jpg

J'ai fait des ratatouilles, des cakes, des muffins. J'en apportais lorsque j'étais invitées dans ma famille et chez mes amis. 
Mes tomates (j'en avais planté 3 différentes variétés) File:Tomates-diverses_variétés.JPG
ont très bien poussé. Sauces, gaspachos, veloutés et en primeur, un ketchup de tomates vertes style chowchow. Vivement les tourtières de Noël !

Hier, je suis allée «fermer mon jardin», sous un soleil radieux. J'étais remplie de gratitude mais un peu triste. Je garde ces belles images en mémoire :

Le rouge si intense
Les gros tournesols qui ployaient sous le vent

 Bye Bye mon jardin...

mercredi 9 octobre 2013

Ravissement urbain

Ravissement urbain

Entre la course folle de la vie qui combine vies professionnelle, sociale, et familiale, je me retrouve à courir entre le bureau et le métro, un lundi soir où je rentre à la maison avant de me rendre  à mon cours REP2400. Complètement dans ma tête, je règle tous les problèmes et trouve des solutions à tous mes défis, insensible à mon environnement lorsque tout à coup, j’entends une mélodie au piano ! Secouée hors de mon cerveau, je découvre devant moi, un piano rose et blanc, au coin de l’intersection Côte des Neiges et Jean Brillant !!!

Une émotion forte m’envahit car la vieille dame joue un air qui me rappelle ma grand-mère maternelle, pianiste virtuose que j’adorais. Le temps s’arrête, ce moment devient plus important que tout et j’écoute, presque recueillie.
Je demande à la pianiste si elle connaît la valse Annette, ma pièce favorite du répertoire de ma grand-mère. Elle me regarde, m’ignore et joue un autre air. Je suis toute chose…
J’observe les passants qui regardent la scène, amusés, les citadins qui attendent l’autobus, la mine moins renfrognée et presque souriante.
Les sans abri, les vieillards, le étudiants qui fourmillent sur ce coin stratégique : TOUS réagissent au pouvoir de la musique. Surprise, sourire, attendrissement, ravissement.
Depuis deux semaines, je découvre, enchantée, les talents de plein de passants.




 Je salue cette initiative urbaine de la ville de Montréal qui consiste à installer des pianos à des endroits stratégiques et dont le résultat atteint l’objectif ultime : adoucir les mœurs des citoyens stressés et leur permettre de découvrir la panoplie de talents existants, de tous âges et de toutes origines.
Pur plaisir. 
Vive Montréal!